Biographie de Gustave Flaubert, citations de l’auteur du Madame Bovary et Salammbo

Romancier français. Fils du chirurgien en chef de l’hôpital de Rouen, Gustave Flaubert se sent délaissé par rapport à son frère et se tourne très tôt vers la littérature. Sa rencontre, à l’âge de quinze ans, avec Elisabeth Schlésinger, femme mariée, marque le début d’une passion impossible qu’il évoquera notamment dans l'”Education sentimentale”. Contraint par son père de suivre des études de droit, il est obligé de les interrompre après avoir été victime en 1844 d’une très violente crise nerveuse et peut enfin se tourner vers le seul métier qu’il conçoit, celui d’écrivain. Gustave Flaubert s’installe alors à la campagne pour écrire ses oeuvres longuement préparées. Il entreprend alors plusieurs voyages à l’étranger (Italie, Egypte, Turquie, Algérie, Tunisie).

Son roman “Madame Bovary” (1857) ayant scandalisé les milieux bourgeois lui vaut un procès pour “atteinte aux bonnes moeurs et à la religion” dont il sort acquitté. Comme souvent dans ces cas-là, cette affaire contribue au succès de l’ouvrage. Après la publication de “Salammbô” (1862), il fréquente les écrivains célèbres de Paris, Les Goncourt, Sainte-Beuve, Théophile Gauthier, George Sand… La critique de “L’Education sentimentale”, ouvrage auquel il a consacré sept ans et qu’il publie en 1869, est très mauvaise, malgré le soutien de Zola et de George Sand. Il en est de même pour la version définitive de “La Tentation de Saint Antoine”. Mais Gustave Flaubert ne recherche pas la célébrité : “Je vise à mieux, dit-il à son ami Maxime Du Camp, à me plaire, et c’est plus difficile.” Epuisé, dépité de tout et harcelé par les difficultés financières, il meurt subitement d’une hémorragie cérébrale, avant d’avoir pu achever “Bouvard et Pécuchet”.

D’un point de vue littéraire, Gustave Flaubert est un auteur profondément pessimiste qui se situe à la charnière du romantisme et du réalisme. A la recherche de la vérité sous les apparences, il décrit, tel un médecin, la réalité avec la plus grande objectivité et une précision scrupuleuse, presque scientifique. Obsédé par le style, il rature et réécrit sans cesse ses textes. Outre ses principaux et rares romans (trois plus un inachevé), il échange avec ses amis, ainsi qu’avec Louise Colet qui fut sa maîtresse pendant une dizaine d’années, une impressionnante correspondance. Elle constitue en elle-même un véritable chef d’oeuvre qui permet de connaître réellement celui qui considérait que l’écrivain doit rester absent de son oeuvre. Guy de Maupassant, Zola et Daudet le considèrent comme leur maître, laissant présager de la place de plus en plus importante qu’il va prendre après sa mort dans la littérature française en tant que chef de file de l’école réaliste.

Gustave Flaubert introduit la religion dans ses romans comme un des éléments constitutifs de la société méritant un examen satirique dans son analyse du ridicule, des abus et des préjugés de son époque. Opposé aux dogmes et aux idôles, libre penseur, voire anticlérical, il n’apparaît cependant pas complètement hostile à la religion dans laquelle il voit un facteur d’ordre.

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Charles Baudelaire: Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
— Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
— Charles Baudelaire

Tout Frédéric Dard, l’auteur de “San Antonio”, dans un dico

REPLAY – Les éditions Fleuve sortent le premier dictionnaire qui recense expressions et définitions de Frédéric Dard. L’humour et la plume de l’auteur des aventures de San Antonio et Bérurier sont mis à l’honneur dans cet ouvrage.

La page de l’émission : Laissez-vous tenter

Frédéric Dard, l’auteur de “San Antonio” sort son dico
Crédit Image : STAFF / UPI / AFP
PAR BERNARD LEHUT , ELIA DAHAN PUBLIÉ LE 14/04/2015 À 09:52
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Le DicoDard publié chez Fleuve Editions, est un impressionnant et réjouissant florilège du style incomparable de Frédéric Dard, qui aimait répéter qu’il avait fait sa carrière avec un vocabulaire de 300 mots et qu’il avait inventé tous les autres ! On retrouve dans ce dictionnaire ses mots créés de toutes pièces, sa truculence parfois sa grivoiserie mais aussi son regard singulier, amusé ou cruel, sur ses contemporains.

Quelques-unes des 3000 citations recensées dans le DicoDard de A à Z illustrent parfaitement l’impertinence de leur auteur. “A” comme affligeant : “Le bonheur d’un con fait toujours peine à voir”. “A” comme amusant : “Il était aussi amusant qu’un gravier dans une godasse”. Calembour, à l’entrée du mot “affabilité” : “La Fontaine était un homme affable”.

Le terme “misogynie” de Frédéric Dard alias San Antonio est joyeusement assumé : “La bonne affaire consisterait à acheter les femmes au prix qu’elles valent et les revendre au prix qu’elle s’estiment”. Une autre à la lettre “B” comme “baise-main” : “Le baise-main est un bon début, ça permet de renifler la qualité de la viande”.

Erik Orsenna signe la préface

Frédéric Dard sait également se faire philosophe : “Les vrais battants ne sont pas ceux qui savent triompher mais ceux qui savent échouer.” On trouve, dans le livre, plusieurs citations sur son travail d’écrivain dont celle-ci : “Les grands écrivains écrivent en noir. Moi, je n’écris qu’en couleurs, ça doit être pour ça qu’on me lit”.

L’académicien, Erik Orsenna ne dit pas autre chose dans le superbe texte qu’il signe en préface du DicoDard : “Voilà pourquoi nous aimons tant Frédéric Dard, nous les amoureux de la langue française, il l’a fait roucouler comme personne”. L’académicien signe la préface du DicoDard, 3000 citations réunies par Pierre Chalmin aux éditions Fleuve. Pour la route, un dernier passage assez amusant : “Le corbeau croasse, la grenouille coasse et le serbo-croate…”

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écrivain de romans policiers (dont le nom de plume est San Antonio)

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De quoi le bouton “like” de Facebook est-il le nom ?

C’est un petit clic anodin en apparence, mais qui revêt pourtant de multiples significations. Pourquoi a-t-on besoin de signifier à son ami Facebook qu’on “like” son statut ou l’article qu’il a posté ?

 

A l’ère du partage tous azimuts, le bouton « like » (ou « j’aime », en français) deFacebook n’est plus seulement cet incontournable thermomètre de popularité qu’il fut naguère, quand Mark Zuckerberg avait encore de l’acné. Aujourd’hui, le « like » est une denrée qui s’échange et recouvre mille significations. Tel un écureuil caché dans les cheveux du prince Harry, derrière chaque « like » se dissimule une arrière-pensée plus ou moins consciente, une stratégie, un sourire, un rictus, une grimace, un clin d’œil. Petite typologie non exhaustive des « like ».

Le « like » américain
C’est le « like » le plus courant, le « like » primaire, enthousiaste, pouce en l’air, œil torve et sourire bovin, sans malice, sans sorcellerie. Un statut crétin sur la mort de Jean-Luc Delarue (« Snif, Jean-Luc est parti. ») ou une photo d’un ami qui vomit, et on clique. On réfléchira après.

Le « like » des amitiés défuntes
On n’a pas vu Jean-Ernest depuis très longtemps, on n’a pas vraiment su quoi penser du lien qu’il a mis en ligne, une pub pour un rouleau de cuisine de la marque Iglezias, on ne saura jamais ce qu’on en pense vraiment, on a juste envie de prévenir Jean-Ernest qu’on l’aime bien encore, malgré tout, même si le temps, sa femme, ses orientations politiques, son chien et les années nous ont éloigné, même si on ne partage plus grand chose, à part le PSG et des connexions parfois simultanées sur le réseau, mais on n’a pas le courage d’engager une conversation, alors on « like », on « like » pour retarder le moment où l’on aura même pas la force de se dire adieu.

Le « like » urticant
Typiquement, le « like » de retour de soirée. Les bulles de champagne n’ont pas fini d’éclater de joie dans nos artères et on a hyper envie d’aimer le monde entier sauf qu’on est tout seul dans le canapé sous la lumière blafarde de l’ordinateur portable. Alors on « like » sans mesure le statut vaguement raciste du beau-frère, des photos de chiots, la nouvelle photo de profil du chef de service, on like comme on se gratte, pour soulager une démangeaison, on « aime » pour ne pas avoir à constater qu’on est seul dans le canapé.

Le « like » du dragueur
On a rencontré une fille en soirée. On n’a pas son 06, mais on a son prénom, Léa, mais à cause du whisky, seulement un bout de son nom de famille. Ça finit par « oir ». On recherche sur Google les noms de famille qui finissent par « oir », ça prend du temps, et on finit par trouver, mais oui, foutu whisky, c’était Lenoir ! Hop, trente-neuf Léa Lenoir sur Facebook, on fouille, on stalke, là voilà, cachée sous une photo de panda roux dans la neige (ça veut dire qu’elle est sensible et romantique), elle n’a pas verrouillé l’accès à ses photos de profil (ça veut dire qu’elle est moins maligne que prévu), on remonte le temps pour bien marquer le coup et voilà une chouette photo d’elle à moitié nue sur la plage du Touquet qui date de 2009 (ça veut dire qu’elle est moins timide qu’hier soir), elle sourit, elle est jolie malgré sa bouche en cul de poule et ce Kevin Forever tatoué sur l’épaule (ça veut dire qu’elle n’est pas bilingue en anglais), alors on appuie sur la gâchette, un bon gros like de séducteur du dimanche sur une photo qu’elle avait elle-même oubliée, on attend la réponse, sûr de son petit effet. Elle ne tarde pas : « VAZY LACHES MOI JTE CONAI PA ». C’était peut-être pas Lenoir en fait.

Le « like » Tulius Detritus
Non, jeune étourneau tombé de la dernière averse, le « like » n’est pas toujours gratuit et désintéressé. Par exemple, si Amélie « like » tous vos statuts depuis deux semaines, ce n’est pas qu’elle est tombée amoureuse de vos traits d’esprit. C’est juste que vous lui avez promis de lui prêter les cinq saisons de The Wire en VOST. Mais il est des « like » plus hypocrites et calculateurs. Parmi ces « like » faux-cul, trône le « like » corporate, brosse à reluire qui viendra astiquer l’ego du supérieur hiérarchique ou du collègue que vous avez accepté sur Facebook un soir d’excès. Le principe est simple : dès que le chef tousse sur Facebook, vous « likez ». « Beau temps sur l’Île d’Yeu. » LIKE. « Ce soir, tartiflette maison ! » LIKE. « Mes nouvelles pantoufles » LIKE. « Ma fille a une sclérose en plaque ». LIKE. Tel est pris qui croyait prendre par là où il a pêché.

Le « like » d’anniversaire
C’est un « like » qui veut dire simplement merci. Il doit être apposé au bas de chacun des messages que vos amis auront eu la gentillesse de déposer sur votre mur pour vous rappeler qu’il vous reste beaucoup moins de temps à vivre que l’année dernière. Un « like » pénible (il faut « liker » cinquante fois de suite la même phrase) qui fonctionne comme un onguent social, un peu de Nivea sur les croûtes de l’amitié.

L’équilibre de la terreur des « like »
Vous étiez malade, votre doigt a ripé pendant que vous renifliez, et paf, voilà, vous venez de « liker » le dernier statut d’un inconnu qui s’est incrusté un jour de faiblesse dans la liste de vos amis. Le statut en question ne vaut pas tripettes (« Y’a-t-il des hommes pour guider les chiens aveugles ? »). Dix minutes plus tard, voilà que l’inconnu « like » à son tour votre dernier statut, pas vraiment brillant non plus.(« Aux jeux paralympiques, deux schizophrènes par équipe suffisent pour courir le quatre fois cent mètres »). Voilà un exemple concret de l’équilibre des « like », tabou des réseaux, mais qui permet au système de fonctionner. Chacun sait qu’il ne mérite pas le « like » de l’autre, mais ce n’est pas grave, ce petit échange de bons procédés restera un non dit entre vous, comme un échange de bisous invisibles entre deux gamins dans une cour de récréation.

L’« auto-like »
Le « like » le moins compris sur les réseaux et souvent pris à tort pour une marque de suffisance ou d’auto-satisfaction. Les personnes qui s’« auto-likent » n’ont simplement pas assimilé les règles de bienséance du réseau qui consistent à s’échanger les « like » sans jamais se servir tout seul dans le pot de confiture. Ils sont un peu plus lents que les autres et ce n’est pas une raison pour leur jeter la pierre.

Le faux « like »
En fait, c’est un « unlike », mais Facebook n’a pas eu l’idée de proposer cette option. Il vient souvent s’inscrire au bas d’un lien vers un article plus ou moins dramatique ou sérieux, (« La vérité sur les baleines qui s’échouent ») et généralement, le « likeur »a peur d’être mal compris et s’empresse d’amender son « like » d’un commentaire : « En fait, je n’aime pas ! ». Les Norvégiens et Japonais « likeront » l’article au premier degré. 

Le « like » d’ironie
Chaque fois qu’il vous arrive un pépin et que vous le racontez sur Facebook (grippe, contravention, opération des dents de sagesse…), Jean-Bernard « like » votre statut. Au départ, vous avez pris ces « like » pour des marques de soutien, et puis, en y réfléchissant, vous vous êtes rappelé qu’à l’école primaire, Jean-Bernard était un peu votre tête de Turc. Vous aviez oublié. Pas lui. 

Le « like » de bobo
Jean-Olivier aime des marques de fringues inconnues, des groupes de rock qui ne sont pas encore formés et fréquente des bars tellement underground qu’ils ont été raccordés aux réseaux sociaux avant d’être raccordés au réseau d’eau potable. Régulièrement, Jean-Olivier écrit des statuts cryptés dans lesquels il vante les charmes de ces lieux interlopes, de ces dernières tendances dont personne n’a jamais entendu parler. Vous « likez » ses statuts comme beaucoup d’autres, sur le mode, « on a les mêmes goûts Jean-Olivier et moi », même si vous êtes incapables de faire la différence entre un hipster et un Amish.

Le « like » parental
Vous venez de faire un jeu de mots pour tenter de séduire les quinze amies Facebook dont vous êtes un peu amoureux quand soudain une notification vient vous éblouir comme un lapin dans les phares d’une voiture. Votre mère vient de « liker » votre jeu de mots. Votre génitrice vous envoie un message clair : « Je t’ai à l’œil sale gosse ». Allez sur Twitter. 

Le « like » du feignant
Un « like » plutôt qu’une longue discussion. Sous un statut, soudain, un commentaire vous hèle. Pour ne pas avoir à y répondre, vous le « likez » et retournez à vos occupations. Ce « like » équivaut à un « oui, oui, haha, wesh, bien vu, mais brisons-là » dans une conversation courante de Victor Hugo.

Le « like » politique
Il y a toujours des amis qui publient des informations sur tel conflit, telle situation politique ou économique. Pour ne pas passer seulement pour un guignol, vous les « likez » régulièrement en fronçant le sourcil, sûr que ces « like » prouveront à tous que vous êtes concerné par l’état de la planète, que vous êtes un type sérieux, même si deux minutes après avoir « liké » un lien sur la fonte irrémédiable de la calotte glacière, vous racontez en statut cette blague qui ruine probablement votre stratégie : « C’est l’histoire d’un pingouin qui respire par le cul. Un jour, il s’assoit et il meurt. »

Le « like » d’encouragement
Personne ne « like » jamais les statuts de Jean-Simon. Il faut dire que Jean-Simon a un public restreint (douze amis dont vous-même, par erreur, un soir où vous l’avez rencontré au Mondial de l’automobile au cours d’un reportage sur le salon de l’agriculture – vous vous étiez trompé dans les dates) et qu’il n’écrit jamais que des statuts relatifs aux nouveautés du marché automobile. Un jour, Jean-Simon, qui n’a pas son permis, poste une photo de Sophie Favier alanguie sur le capot d’une Renault Scenic électrique et « like » aussitôt son propre lien en commentant : « Je me suis “auto-liké”. » Après réflexion, vous « likez ».

Le « like » pur
C’est le seul « like » sans arrière-pensée, un « like » pétri d’amour et d’eau fraîche, qui ne se démontre ni ne se justifie. Le « like » a ses raisons que la raison ne connaît pas.

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Que veut dire "like" de fessesbook?

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