L’oubli du roman

Gunnar Sewell:

réflexions sur la lecture

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Un roman est fait pour être lu une fois, parcouru de la première à la dernière ligne avec une attention sans cesse soutenue, comme si nous-mêmes qui le lisons étions intéressés à l’affaire, comme si l’histoire que le roman raconte s’inscrivait dans notre propre vie. À ceci près qu’elle n’en fait pas partie. Raison pour laquelle nous risquons fort de l’oublier, une fois la lecture achevée.

Ce qui fait l’attrait du roman, c’est pour une large part qu’il nous transporte hors de nous et du cadre spatio-temporel où notre existence se déroule. Il nous fait voyager, le temps de sa lecture, à une autre époque, dans des lieux géographiques lointains, dans des milieux sociaux très différents de celui où la réalité nous enferme. Tant que sa lecture se poursuit, nous empruntons aux héros leurs passions, nous vivons les aventures dans lesquelles l’auteur les entraîne. Mais aussitôt la lecture achevée, le…

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Bernard Simard chante Sol Indien

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Sol Indien (paroles)
J’entends des cris, j’entends des pas,
j’entends des rythmes au fond des bois

J’entends la danse des indiens
et leurs tamtams résonnent au loin
J’entends leurs souffles dans la plaine,
j’entends leurs coeurs battre de peur

Comme on dirait d’une complainte
qui vient du sud, qui vient du nord
Heureux des lacs et des forêts,
heureux des bisons qu’ils aimaient

Assis le soir autour d’un feu
tous les indiens vivaient en paix
Et je les vois en Rabaska,
remontant les blanches rivières

Lançant la flèche au caribou,
belle fourrure et bonne chair
Un soir de lune tout a changé,
des hommes blancs sont arrivés

Venus des mers et des rivières,
parlant un langage étranger
Ils ont pris leur pays, leurs terres
et les forêts qu’ils aimaient tant
Cent peaux d’castors pour un miroir,
les vrais sauvages étaient des blancs
Et les tamtams ont résonné
du plus profond…

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